Hearts of Glory in French

Paroles de la chanson
Hearts of Glory (Les cœurs de Gloire)
Toi, écoute bien mon histoire,
Et n’oublie pas ma chanson!
Il est bien long le chemin
De Gorgie, notre quartier, jusqu’aux vastes plaines de la Somme!
Là-bas sur la route, nos gars marchaient au pas
Et chantaient des hymnes de gloire,
Eux, nos potes d’armée du Bataillon Sportif.

Du cœur des terres d’Ecosse
A la gare d’Edinbourg,
Flottait un vieil air de chez nous,
Sur le quai, dans la foule,
Nos amoureuses, nos p’tiots
Agitaient leurs drapeaux
Et scandaient nos prénoms
En échos infinis.

Oui, reprenez tous ensemble
« Hearts of Glory »
C’est notre hymne de gloire
De l’aube au couchant,
La flamme de
« Hearts of Glory »
Avive nos cœurs.
Souvenir de nos jeunes soldats,
Connus ou inconnus
Morts pour l’Écosse
Au champ d’honneur de votre Patrie.

Dans les tranchées de Picardie,
Le sifflet retentit
Le front monte à l’assaut, fait fit des bombes, des barbelés,
De douleur, la cornemuse déchire l’air
Et le massacre peut commencer.
Sa musique nous pousse en enfer
Vers la terreur, vers la mort.

Oui, reprenez tous ensemble

«  Hearts of Glory »

C’est notre hymne de gloire

De l’aube au couchant,

La flamme de

«  Hearts of Glory »

Avive nos cœurs.

Souvenir de nos jeunes soldats,

Connus ou inconnus

Morts pour l’Écosse

Au champ d’honneur de votre Patrie.

Dans les tranchées de Picardie,

Le sifflet retentit

Le front monte à l’assaut, fait fit des bombes, des barbelés,

De douleur, la cornemuse déchire l’air

Et le massacre peut commencer.

Sa musique nous pousse en enfer

Vers la terreur, vers la mort.

La peur au ventre,

A chaque instant, m’a tenaillé

Pourtant à mes côtés, j’avais des vaillants,

Tous ceux du Bataillon McCrae

Un à un, ils tombent sous la mitraille,

Baïonnette à la main.

Restent seuls une poignée d’entre nous,

Porté à bout de bras, notre antique étendard

Flotte toujours sur la redoute écossaise de notre fort.

Nos gars Ellis, Currie, Briggs, Boyd, Hazeldean, Wattie

Et lui, Nisbet, seize ans à peine, tous partis !

Jusqu’au soleil couchant, jamais je n’oublierai leurs noms.

Les Braves qui se sont battus jusqu’à la mort,

Sous les ordres de McCrae

Notre lieutenant-colonel de génie.

Avant, qui se souciait des menaces du Kaiser,
Et même des vaines conquêtes de notre Empire,
L’amour de la Patrie, le Devoir, la Gloire,
Qui vraiment s’en souciait ?
Entre le patriotisme remonté d’un aviateur zélé
Et l’octroi infamant de quatre plumes blanches,
Symbole suprême de la lâcheté,
Nous, on se battait juste pour nos potes,
Oui, les potes de notre club de foot.
Une fois, la guerre finie,
A quoi bon, tout cela?
Nul drapeau de la victoire
Hissé pour McCrae et les siens
Nuls tombeaux pour les héros,
Pour nos frères, pour nos fils.
Pour toujours, eux ils dorment, en terre de Somme
Là, paisibles,
Parmi les fleurs des champs de votre Patrie.

Certains sont revenus mutilés,
D’autres incapables de pousser un ballon,
D’autres encore, gueules cassées
Ne sont jamais retournés.
Mais pour moi,
Gravés dans ma mémoire,
Jeunes pour toujours dans nos cœurs,
Ils restent nos potes d’armée
Du Bataillon Sportif.